FAQ
Le praticien réalise des empreintes de vos dents pour fabriquer des gouttières sur mesure. Vous y déposez ensuite un gel blanchissant à base de peroxyde de carbamide, puis vous portez les gouttières selon le protocole prescrit — généralement 2 à 4 heures par jour ou toute la nuit — pendant 10 à 14 jours. Le gel pénètre l’émail et décompose progressivement les molécules responsables des colorations.
Cela dépend de la concentration du gel prescrit. Avec un gel à 10–16 % de peroxyde de carbamide, le port nocturne (6 à 8 heures) est recommandé. Avec une concentration plus élevée (22 %), des séances plus courtes de 1 à 2 heures suffisent. Votre praticien adapte le protocole à la sensibilité de vos dents et au résultat souhaité.
Il est conseillé d’éviter les aliments et boissons colorants (café, thé, vin rouge, betterave) ainsi que le tabac pendant toute la durée du traitement, et idéalement dans les 48 heures suivant chaque séance. En cas de sensibilités dentaires, des pauses peuvent être aménagées. L’utilisation d’un dentifrice désensibilisant est souvent recommandée en parallèle.
Les taches dentaires peuvent être extrinsèques (en surface), liées à la consommation de café, thé, vin rouge ou tabac, ou intrinsèques (en profondeur), causées par certains médicaments (comme la tétracycline), un excès de fluor ou un traumatisme dentaire. Chaque type nécessite une approche de traitement différente.
Pour les taches superficielles, un détartrage et polissage professionnel ou un blanchiment peuvent suffire. Pour les taches plus profondes et résistantes, des techniques comme le microabrasion de l’émail, l’application de résine composite ou la pose de facettes céramiques peuvent être envisagées selon la nature et l’étendue des colorations.
La durabilité des résultats dépend du type de traitement et de votre hygiène de vie. Un blanchiment peut durer 1 à 3 ans avec un bon entretien. Les traitements par résine composite tiennent en moyenne 5 à 7 ans. Les facettes céramiques offrent quant à elles une solution très durable, pouvant aller jusqu’à 15 ans.
Non, la technique est généralement indolore. Une anesthésie locale peut être proposée si nécessaire.
Avec de bons soins, les composites peuvent durer plusieurs années.
Il est conseillé d’attendre 24 heures avant de consommer des aliments colorants.
Bien que résistants aux taches, une certaine décoloration peut se produire avec le temps, accentuée par l’alimentation ou le tabagisme.
Une facette dentaire est une fine coque de céramique, d’une épaisseur de 0,3 à 0,7 mm, collée sur la face visible d’une dent. Elle permet de corriger la forme, la couleur ou la taille d’une dent abîmée, décolorée ou légèrement mal positionnée, tout en offrant un résultat très naturel et esthétique.
Un léger meulage de l’émail est généralement nécessaire pour assurer un collage optimal et éviter que la dent paraisse trop volumineuse. Cette préparation est irréversible, mais reste minime comparée à celle d’une couronne. Il existe aussi des facettes « sans préparation » pour certains cas sélectionnés.
Avec un entretien régulier (brossage deux fois par jour, fil dentaire, visites de contrôle) et en évitant de mordre des aliments très durs, les facettes en céramique peuvent durer entre 10 et 20 ans. La céramique présente l’avantage d’être résistante aux colorations et biocompatible avec les gencives.
Non, le traitement est généralement indolore. Une anesthésie locale peut être utilisée si nécessaire pour assurer votre confort.
La réalisation d’un bridge cantilever se fait en général sur 3 à 4 rendez-vous, selon la complexité du cas.
Oui, il est possible de manger normalement, mais il est recommandé d’éviter d’exercer une pression excessive sur la dent remplacée.
En cas de décollement, le bridge peut être recollé selon le protocole initial. S’il se fracture, il est généralement possible de le refaire dans les mêmes conditions.
Ces trois restaurations indirectes se distinguent par leur étendue. L’inlay comble une cavité située entre les cuspides de la dent. L’onlay recouvre en plus une ou plusieurs cuspides. L’overlay, plus étendu, recouvre l’intégralité de la surface occlusale. Ces pièces sont fabriquées en laboratoire ou par CFAO, en céramique ou en résine composite, et collées sur la dent.
L’inlay et l’onlay ne reconstituent qu’une partie de la dent, là où la matière a été perdue, en conservant un maximum de tissu sain. La couronne, elle, recouvre la totalité de la dent et nécessite une préparation bien plus importante. L’inlay/onlay est donc privilégié tant que la structure dentaire restante est suffisante pour assurer un bon collage.
Le traitement nécessite généralement deux séances. Lors de la première, la dent est préparée et une empreinte est prise pour confier la fabrication de la pièce au laboratoire ou à un système CFAO. Une restauration provisoire protège la dent dans l’intervalle. Lors de la seconde séance, la pièce définitive est collée et ajustée.
La réhabilitation esthétique globale est un traitement complet qui vise à redonner harmonie, fonction et esthétique à l’ensemble du sourire. Elle combine plusieurs actes : blanchiment, facettes, couronnes, implants, ou encore orthodontie, selon les besoins du patient. Chaque plan de traitement est personnalisé après une analyse approfondie du sourire.
La durée varie selon la complexité des soins à réaliser. Un traitement simple peut s’échelonner sur quelques semaines, tandis qu’une réhabilitation complète intégrant de l’orthodontie ou des implants peut s’étendre sur 12 à 24 mois. Un plan de traitement détaillé avec les étapes et délais vous sera remis dès la première consultation.
Lors de la première consultation, le praticien réalise un bilan complet : examen clinique, radiographies, photos et parfois empreintes numériques. Cette analyse permet d’établir un diagnostic précis et de vous proposer un plan de traitement sur mesure, avec une simulation du résultat final (Digital Smile Design) avant tout acte irréversible.
Un implant dentaire est une vis en titane insérée chirurgicalement dans l’os de la mâchoire pour remplacer la racine d’une dent absente. Après une période de cicatrisation (ostéointégration), une couronne prothétique est fixée dessus, reconstituant ainsi une dent fonctionnelle et esthétique, quasi identique à une dent naturelle.
La pose d’implants nécessite un volume osseux suffisant et une bonne santé générale. Certaines conditions comme le diabète non contrôlé, le tabagisme important ou la prise de médicaments anticoagulants peuvent limiter les indications. Un bilan radiologique (scanner 3D) est systématiquement réalisé pour évaluer la faisabilité avant toute intervention.
Le traitement se déroule en plusieurs étapes sur une durée de 3 à 6 mois en moyenne. La période d’ostéointégration — pendant laquelle l’implant fusionne avec l’os — dure généralement 2 à 4 mois. Dans certains cas sélectionnés, une mise en charge immédiate permet de poser la couronne dès le jour de l’implantation.
Il s’agit d’une technique qui consiste à extraire la dent défaillante et à poser l’implant dans le même temps opératoire, sans attendre la cicatrisation de l’alvéole. Cette approche réduit le nombre d’interventions chirurgicales, préserve le volume osseux et gingival, et raccourcit la durée globale du traitement.
L’implantation immédiate est envisageable lorsque l’os environnant est sain, en quantité suffisante et exempt d’infection active. Elle est particulièrement indiquée pour les dents de devant, où la préservation de l’esthétique gingivale est primordiale. Un examen radiologique préalable permet de confirmer que les conditions sont réunies.
Comme toute chirurgie implantaire, elle comporte un risque de saignement, d’infection ou d’échec d’ostéointégration. Le taux de succès est cependant comparable à celui de l’implantation différée lorsque les critères de sélection sont respectés. Un suivi rigoureux post-opératoire et une hygiène irréprochable sont indispensables pour sécuriser le résultat.
Lorsqu’une dent est absente depuis longtemps ou qu’une infection a entraîné une perte osseuse, le volume d’os disponible peut être insuffisant pour accueillir un implant dans de bonnes conditions. La greffe osseuse permet de reconstituer ce volume et de créer un support solide et durable pour la future prothèse.
L’os peut provenir de différentes sources : du patient lui-même (autogreffe, prélevée au niveau du menton ou de la mâchoire), d’une banque osseuse (allogreffe), d’origine animale bovine (xénogreffe) ou de substituts synthétiques (allogreffe). Le praticien choisit le matériau le plus adapté selon l’étendue du déficit osseux et les caractéristiques du patient.
La période de maturation de la greffe osseuse dure généralement entre 4 et 9 mois, selon le volume greffé et la technique utilisée. Durant cette phase, le nouveau tissu osseux se consolide et se vascularise. Dans certains cas, la greffe et la pose de l’implant peuvent être réalisées simultanément, réduisant ainsi la durée totale du traitement.
La parodontite est une infection bactérienne qui détruit progressivement les tissus de soutien de la dent : la gencive, le ligament et l’os alvéolaire. Elle se manifeste par des gencives qui saignent, gonflent ou se rétractent, une sensibilité au niveau des dents, des poches parodontales et, à un stade avancé, un déchaussement ou une mobilité dentaire.
La gingivite, stade précoce de l’inflammation, est entièrement réversible avec un traitement adapté. En revanche, la parodontite entraîne une destruction osseuse qui ne se régénère pas spontanément. Le traitement permet d’arrêter l’évolution de la maladie et de stabiliser la situation, mais l’os perdu ne se reconstitue pas totalement sans recours à des techniques de régénération.
De nombreuses études établissent un lien entre la parodontite et certaines pathologies systémiques : maladies cardiovasculaires, diabète, accouchement prématuré ou maladies respiratoires. L’inflammation chronique et les bactéries parodontales peuvent en effet passer dans la circulation sanguine et aggraver ces conditions. Traiter la parodontite contribue donc à la santé globale du patient.
Le traitement de première intention est le détartrage-surfaçage radiculaire (DSR), également appelé curetage. Il consiste à éliminer le tartre et le biofilm bactérien sous la gencive pour assainir les poches parodontales. Dans les cas plus avancés, une chirurgie parodontale peut être nécessaire pour accéder aux zones profondes inaccessibles aux instruments.
Le détartrage-surfaçage est réalisé sous anesthésie locale, ce qui rend l’intervention indolore. Des sensibilités peuvent persister quelques jours après la séance, notamment au froid. La chirurgie parodontale est également pratiquée sous anesthésie, avec des suites postopératoires généralement légères et bien contrôlées par des antalgiques.
Un traitement parodontal complet se déroule en général en 2 à 4 séances de détartrage-surfaçage, réparties sur quelques semaines selon le nombre de dents concernées. Une réévaluation est ensuite effectuée 6 à 8 semaines après la fin du traitement pour mesurer les progrès et décider si une intervention chirurgicale complémentaire est nécessaire.
La greffe gingivale est indiquée lorsque la gencive est trop fine, insuffisante en hauteur ou rétractée, exposant ainsi la racine de la dent. Elle est recommandée pour stopper une récession qui évolue, réduire les sensibilités dentaires, améliorer l’esthétique du sourire ou préparer le site avant la pose d’un implant.
Le tissu greffé est prélevé le plus souvent au palais du patient (tissu conjonctif enfoui ou greffe épithélio-conjonctive) puis suturé au niveau de la zone à traiter. L’intervention est réalisée sous anesthésie locale. Le site donneur cicatrise spontanément en 2 à 3 semaines, tandis que la greffe s’intègre progressivement en 4 à 6 semaines.
Oui, lorsque les causes de la récession sont correctement traitées (hygiène adaptée, suppression des facteurs mécaniques comme un brossage trop agressif), les résultats sont stables sur le long terme. Le taux de succès des greffes gingivales est élevé, avec une couverture radiculaire souvent complète ou très significative selon la technique employée.